« Coaching de vie »

Coach de vie, l’interview d’Anne-Laure Grassopour BloooomUp

 

 

 

Qu’est-ce qu’un coach de vie ?

 

Un coach de vie accompagne des personnes, adultes ou enfants, dans la réalisation de leurs objectifs. En cheminant vers ces objectifs, fixés avec le client, nous ferons émerger savoir-être et savoir-faire. 

Contrairement à la psychothérapie, le coaching s’inscrit sur le court terme, il ne touche pas le trop « intime », le « troppersonnel ». Nous fixons un contrat d’objectif de changement et visons plutôt l’efficacité de la démarche. On estime qu’en moyenne, selon sa nature, un objectif est réalisé en 4 à 10 séances.

 

Quelles sont les qualités requises selon vous chez un coach de vie ?

 

Il faut être bienveillant et empathique plutôt que sympathique ! L’écoute et la patience sont des qualitésimportantes, car nous percevons des éléments, des fonctionnements, mais ne pouvons pas les « imposer » : la personne doit disposer du temps nécessaire pour les accueillirpar elle-même. Notre professionnalisme nous engage à savoir respecter la confidentialité des séances et mettre la personne en confiance dans le cadre de règles de fonctionnement partagées contractuellement.

 

A qui s’adresse cette forme de coaching ? Quels en sont les bénéfices ?

 

Le coaching de vie s’adresse à toute personne ayant besoin d’un accompagnement pour se réaliser, pour s’accomplir en termes de développement personnel. C’est souvent une porte d’entrée pour des personnes qui ne désirent pas s’engager dans un accompagnement sur le long terme, celles qu’une psychothérapie inquiète, qui ne souhaitent pas trop d’introspection.

J’accompagne souvent les personnes sur le volet professionnel : reconversion, revalorisation, recadrage.

 

Fréquemment, mes clients en coaching poursuivent leur travail par une psychothérapie, pour identifier la source des fonctionnements qui ont émergé.

 

Les thématiques récurrentes sont l’estime de soi, les valeurs, la confiance, l’assertivité, comment utiliser ses compétences au lieu de les subir, s’accepter tel que l’on est (faire confiance à son intuition).

 

Je rencontre souvent des personnes qui ne sont pas reconnues à leur juste valeur. Notamment des salariés, qui sont entrés dans une entreprise avec un certain niveau de compétences et de rémunération, qui développent de nouvelles compétences mais ne parviennent pas à les faire valoir. Un sentiment d’injustice apparait souvent, qui « tiraille » le salarié. Pour dépasser ce ressenti, s’émanciper, l’enjeu sera souvent de se légitimer dans sa nouvelle place et de la faire reconnaître. Nous travaillerons sur les freins, les limitations que le salariés’auto-impose.

 

Je reçois souvent des personnes à haut potentiel, dont la sensibilité permet une perception fine des relations. Elles ont parfois du mal à se différencier des émotions des autres, de leur colère, de leur tristesse par exemple, à laquelle se mêle une peur de trop briller, d’attirer les jalousies 

 

Pouvez-vous me décrire une séance de coaching ?

 

Mes séances de coaching en individuel durent en général une heure.

J’aime bien demander à mon client comment il m’a connue : c’est souvent par le boucheàoreille, par d’autres praticiens ou par mon site internet.

Ensuite, je me présente, mon parcours, mon activité, ma formation, il est important que les gens sachent à qui ils ont à faire. Puis, je pose petit à petit les règles de fonctionnement qui cadrent la pratique, sécurisent et permettent d’atteindre l’objectif.

Nous définissons ensuite la problématique, l’objectif général, qui peut bien-sûr évoluer au fil du coaching.

Certaines personnes ont besoin de garder le contact avec leurs objectifs entre deux séances, de s’en imprégner. Je leur donne donc des « exercices » à réaliser entre deux séances : décrire par écrit une situation, un problème par exemple. Je dispose de nombreux outils qui s’adaptent à chaque enjeu et à tout type de personnes.

 

Comment le coaching a-t-il fait son apparition dans votre parcours ? 

 

J’ai été vendeuse pendant de nombreuses années, puis un besoin de reconversion s’est fait sentir. Je pensais à l’accompagnement et lors d’un bilan de compétences, je me suis rendue compte que mon précédent emploi m’avait permis de développer un contact empathique, une écoute attentive, une adaptabilité à de nombreuses situations, une grande facilité à créer du lien. C’était déjà un bon début !

 

J’ai donc décidé de me former à l’école PSI de Lyon, école de psychothérapie systémique et intégrative®. Systémique signifie que je prends en compte le patient individuellement,mais aussi en englobant le système qui l’entoure (famille, amis, collègues). Intégrative qualifie une pratique qui suit différents courants de psychothérapies (Gestalt, …).C’est une école privée, que j’ai choisie pour la qualité de ses enseignements : pour ses superviseurs très expérimentés et pour le sérieux de la démarche. Je suis en parallèle une psychothérapie, ce qui est une obligation pour les psychothérapeutes, j’ai intégré un groupe de pairs et suissupervisée.

 

La formation de coaching est beaucoup plus courte, mais elle m’a permis de débuter cette nouvelle carrière avant de me lancer dans la psychothérapie.

 

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